"La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre."
  Beaumarchais
 
"Faire du cinéma c'est se prendre au sérieux comme le font les enfants quand ils jouent."
  Jean-Louis Bertuccelli
 
"Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle le papillon."
  Confucius
 
"Etre riche ce n'est pas augmenter ses biens, mais diminuer ses besoins."
  Epicure
 
"Le pire ennemi de la vérité, ce n'est pas le mensonge, c'est la conviction."
  Nietzsche
 
"Un navet est un film dont les carottes sont tellement cuites que la fin des haricots est proche."
  Pierre Dac
 
"Il faut savoir remettre au lendemain ce que l'on doit faire le jour même."
  Jean-Louis Bertuccelli
 
"Quand une porte se ferme, dis-toi, mon fils, qu'une fenêtre s'ouvre"
  Ma mère
 
"Avant de dire ce que tu penses, essaye de savoir si le silence n'est pas plus beau que ce que tu as à dire."
  Lao Tseu
 
"Il faut succomber à la tentation avant qu'elle ne s'éloigne."
  Epicure
 
"Ton Christ est juif. Ta voiture est japonaise, ta pizza est italienne et ton couscous algérien. Ta démocratie est grecque. Ton café est brésilien, ta montre est suisse, ta chemise est indienne, ta radio est coréenne, tes vacances sont turques, tunisiennes ou marocaines. Tes chiffres sont arabes, ton écriture est latine. Et... tu reproches à ton voisin d'être un étranger !"
 
"Quand on boit l'eau du puit, il ne faut pas oublier qui l'a creusé."
  Proverbe arabe
 
"Les experts en économie sont ceux qui vous diront demain pourquoi ce qu'ils avaient prévu hier ne s'est pas passé aujourd'hui."
 
"On a deux vies, la deuxième c'est quand on prend conscience qu'on en a qu'une"
 
Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.
  Rainer Maria Rilke – Les Cahiers de Malte Laurids Brigge
 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

  Rudyard Kipling
 
Eh bien ! oui, c'est mon vice.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse.
Mon cher, si tu savais comme l'on marche mieux
Sous la pistolétade excitante des yeux !
Comme, sur les pourpoints, font d'amusantes taches
Le fiel des envieux et la bave des lâches !
Vous, la molle amitié dont vous vous entourez,
Ressemble à ces grands cols d'Italie, ajourés
Et flottants, dans lesquels votre cou s'effémine
On y est plus à l'aise... et de moins haute mine,
Car le front n'ayant pas de maintien ni de loi,
S'abandonne à pencher dans tous les sens. Mais moi,
La Haine, chaque jour, me tuyaute et m'apprête
La fraise dont l'empois force à lever la tête ;
Chaque ennemi de plus est un nouveau godron
Qui m'ajoute une gêne, et m'ajoute un rayon
Car, pareille en tous points à la fraise espagnole,
La Haine est un carcan, mais c'est une auréole !
  Edmond Rostand