> RETOUR
Docteur Françoise Gailland
 

Gailland, comme l'appellent la plupart de ses collègues, est un médecin de 44 ans qui dirige l'annexe d'un grand service dans un hôpital parisien. Ses lourdes responsabilités professionnelles ont perturbé sa vie familiale. Une vie harcelante que Gailland assume d'ailleurs de plus en plus mal.
Et voici que brutalement, à l'occasion d'une radiographie de contrôle, un diagnostic est lancé par un de ses confrères : cancer du poumon. Medecin et professeur, agrégée, elle est "censé" pouvoir affronter la vérité sans ménagement. Jusqu'à la veille de son opération, Gailland va à la fois se fuir et fuir ses collègues qui prétendent exiger d'elle une lucidité intelectuelle inhumaine. Sa peur de la souffrance, son refus de la vérité, sa faiblesse, mais aussi sa rage de survivre et de combattre toute résignation laissent son entourage désemparé de se sentir si proche de cette femme poussée au bout d'elle-même et qui gagnera.

Réalisation : J-L Bertuccelli, Musique : Catherine Lara, Images : Claude Renoir, Dialogues : André Brunelin et J-L Bertuccelli, Scénario : André Brunelin et J-L Bertuccelli
Avec : Annie Girardot, Jean-Pierre Cassel, François Périer, Isabelle Huppert

 

 

Note : Je n'avais pas pu réaliser "Le Désert des Tartares" à cause de "On s'est trompé d'Histoire d'Amour", mais c'est grâce à ce film que j'ai pu réaliser "Docteur Françoise Gailland". Un jour, Annie Girardot m'a appelé pour me parler d'une histoire qu'elle rêvait d'interpréter et voulait me proposer de réaliser le film, car "On s'est trompé d'Histoire d'Amour" était un film qu'elle avait beaucoup aimé. J'admirais Anne Girardot que j'avais vue pour la première fois dans "Rocco et ses Frères" et je fus extrêmement heureux de pouvoir travailler avec une actrice au talent si rare (plaisir que j'ai retrouvé plus tard avec Giuletta Masina). Ce fut aussi les débuts d'Isabelle Huppert.

 

Les critiques :

 

"Par bonheur, Jean-Louis Bertuccelli a su acquérir les vertus du meilleur cinéma français. Sa sensibilité aigüe aux "choses de la vie" escamote la thèse dans le fémissement du quotidien. Le nouvel an cinématographique s'offre, grâce à lui, son premier chef-d'oeuvre. On y apprécie une délicatesse d'approche qui tord son cou au mélo."
Michel Flacon - Le Point du 12 janvier 1976

"Le réalisateur ne force pas la note mélodramatique, le thème de son propos l'est suffisamment. Avec ce sujet, aussi loin de "Paulina 1880" que de "Remparts d'Argile", qui le fit connaître au Festival de Cannes 1970, Bertuccelli veut avant tout présenter un portrait de femme et un document humain."
Jacques Curtelin

"Prodigieuse Annie Girardot.
Ce qu'il y a de très étonnant, dans le travail de Jean-Louis Bertuccelli, cinéaste qui se révèle de film en film comme l'un des plus doué de sa génération, dans des genres très divers ("Remparts d'Argile", Paulina 1880", "On s'est trompé d'Histoire d'Amour"), ce qu'il y a de très étonnant disais-je, c'est son adaptation à chacun des sujets qu'il traite.
"Docteur Françoise Gailland" est un film qui nous concerne tous et qu'il convient, de ce fait, de méditer longuement."

Jean Rochereau

""Docteur Françoise Gailland", on l'a compris, est un grand mélo de notre temps. Je le dis sans ironie ni méchanceté : le mélo n'est pour moi ni mineur ni désuet. C'est un genre aussi noble que les autres, mais où l'on frôle plus souvent qu'ailleurs les gouffres du ridicule. "Docteur Françoise Gailland" y échappe grâce à trois atouts maîtres : la vérité du détail, le choc du thème, la pasion de l'interprète."
Pierre Billard

 
Vidéo :
Making-off