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La Lettre Perdue
 

Alberto est restaurateur de tableaux. Il a toujours mené une vie calme et solitaire. Dans son immeuble, on le considère comme un vieil homme un peu bourru.
Un matin, en prenant son petit déjeuner, il ouvre par inadvertance une lettre qui ne lui était pas destinée.
C'est une petite fille de 10 ans qui répond à une annonce parue dans un journal pour enfant. Elle répond à un petit graçon de son âge : Franck. Elle lui demande de répondre au plus vite à sa lettre parce qu'elle s'ennuie et aimerait bien avoir un correspondant avec lequel elle pourrait échanger des timbres, des posters, etc...

Réalisation : J-L Bertuccelli, Musique : Paul Misraki, Images : Charlie Gaeta, Dialogues : Isabelle Mergault, Scénario : Isabelle Mergault et J-L Bertuccelli, Production : Pierre Gimblat
Avec : Michel Galabru, Raphaëlle Spencer, Eva Darlan, Patachou, Jean-François Stevenin

 

La Lettre Perdue

Note : A la lecture du scénario d'Isabelle Mergault, je me suis retrouvé dans une situation que beaucoup de gens ont dû connaître : recevoir une lettre qui ne vous est pas adressée... De plus, j'ai tout de suite imaginé Michel Galabru, pour qui j'ai toujours eu beaucoup d'admiration, dans le rôle d'Alberto. Avec l'aide de l'innocence de Raphaëlle Spencer, nous avons essayé de se prendre au sérieux comme le font les enfants quand ils jouent... Rarement dans mes films je n'ai éprouvé le plaisir de sentir sur un tournage l'émotion naître sans être obligé de la renforcer par des artifices que permettent la technique de l'image. L'émotion à l'état pure, à l'état poétique, voilà ce que j'ai essayé de filmer comme Alberto qui reprend goût à la peinture, j'ai repris goût au pouvoir poétique de l'image.
 

Les critiques :

 

"La force de Bertuccelli c'est d'avoir essayé de croire à son scénario en fouillant ses personnages. Le grand-père est restaurateur de tableaux, sa fille a fait un riche mariage, d'où des disparités. La réalisation est plutôt inspirée, avec d'attendrissants mouvements de caméra et une photographie qui se casse la tête : comment oublier cette image de la petite fille à sa fenêtre guettant l'arrivée du facteur dans un reflet de feuillage. L'interprétation est de qualité (Galabru, Eva Darlan, Jean-François Stevenin et Patachou, toujours parfaite dans un rôle épisodique). Même les enfants sont bien (et ce n'est pas facile)."

"Michel Galabru est époustouflant de sincérité, de naturel. Il a généreusement mis tout son talent, celui qui en fit un remarquable meurtrier dans "Le Juge et l'Assassin", au service d'un mélo superbement construit. Un mélodrame au sens positif du terme : on pleure - au mieux vous aurez la gorge très, très serrée - mais pas sottement."
Karine Signoret

"Une histoire originale, un scénario bien construit, des dialogues qui sonnent justes, une interprétation parfaite. En tête, Michel Galabru d'une sobriété exemplaire. Quand à Raphaëlle Spencer, elle est bouleversante. Beaucoup d'émotion mais aussi des sourires."

"L'art de l'enfance.
Tendre et grave, un téléfilm exceptionnel signé Jean-Louis Bertuccelli.
"Sur ce tournage," avoue Jean-Louis Bertuccelli "j'ai éprouvé le plaisir de sentir l'émotion naître sans être obligé de la renforcer par des artifices que permettent la technique de l'image. L'émotion à l'état pure, à l'état poétique, voilà ce que j'ai essayé de filmer."
Essai réussi, il ne tient qu'aux téléspectateurs de le confirmer en choississant de regarder une création de qulité, ce qui n'est pas quotidien."