> RETOUR
Momo
 

Mohamed, dit Momo, dix-huit ans et demi, jeune beur, est interpellé en flagrant délit de cambriolage dans une fabrique de blousons. Multirécidiviste, petit déliquant ayant déjà eu maille à partir avec la justice, Momo tombe des nues quand le président du tribunal lui annonce que sa peine de prison est commuée à trois mois de travaux d’intérêt général dans le commisariat de quartier où lui et sa bande sévissent !
Le film raconte sur le ton de la comédie, le “couple” qu’il va former avec Armand, le commissaire. De pièges en leçons, de coups en mensonges, c’est une véritable leçon de vie qu’Armand donne à Momo.

Réalisation : J-L Bertuccelli, Musique : Henri Texier, Images : Paul Boris, Dialogues : Christian Biegalski, Philippe Isard, J-L Bertuccelli, Daniel Boublil, Scénario : Christian Biegalski, Philippe Isard, J-L Bertuccelli, Daniel Boublil, Production : Laurence Bachman
Avec : Jean-François Stevenin, Mina Benassi, Pascal Jaubert, Georges Staquet, Jean-Paul Muel

 

 

Momo

 
Les critiques :

 

"Le commissaire et le délinquant.
A travers la relation mouvementée et drôle d’un adolescent et d’un commissaire de police, ce téléfilm met en lumière le malaise de la jeunesse dans les banlieues dites à risques.
La nature des rapports d'amitié-hostilité qui s'instaurent entre le jeune beur et les policiers est bien rendue, l'authenticité des personnages et, surtout, la jolie histoire qui se noue entre Martinez (J-F Stevenin) et Leila (Mina Benassi) les rend très attachants."
Marie-Claude Chane-Tune

"Ce téléfilm ironique et réaliste désosse la banlieue pour laisser battre le coeur de ses habitants. Le rap, les flics et la dope, ingrédients nécessaires à toute intrigue qui se veut contemporaine, se coulent ici dans le moule de la véracité pondérée. Au gré d'un vent coulis scutateur, les personnages s'imposent tout en se laissant piéger. Tendres et virulents tout à la fois, ils se débattent dans l'entourloupe permanente qu'est leur vie et parviennent à la rendre belle et attachante. Splendides, drôles, les acteurs frémissent d'aise dans ce scénario remarquablement construit. Mention spéciale pour Pascal Jaubert (Momo), irrésistible girafon qui fuit la caricature et le cabotinage adolescent avec une innocence très mature."
Marine Landrot

"Le téléfilm de Jean-Louis Bertuccelli est, comme la plupart de ses autres films (notamment pour la télévision "Dis Maman, tu m'aimes ?" et "Pognon sur Rue" et pour le cinéma "Aujourd'hui peut-être", Docteur Françoise Gailland", "Paulina 1880" et "Remparts d'Argile" qui obtint le Prix Jean Vigo en 1970), de facture extrêmement classique. Sans doute parce que cette façon de filmer est propre au metteur en scène, mais aussi parce que "Momo" est un film de personnages plutôt que, sans les exclure, de situations. Et l'on sent que les auteurs ont énormément tenu, à l'intérieur d'une histoire qui voulait divertir, à respecter la vraisemblance et la psychologie pour, en fin de compte, toucher et sensibiliser, presque à son insu, le téléspectateur. Le regard que porte le réalisateur sur tout ce petit monde, parfois un peu bancal, est plein d'indulgence et de générosité.
Difficile donc de ne pas se laisser prendre par l'attendrissement que provoque le jeune Pascal Jaubert, dont c'est seulement après un premier rôle en 1989 dans "Sixième à gauche" de Claire Blangille, la deuxième apparition à la télévision. Et quelle apparition !"
Véronique Cauhapé

 
Vidéo :
Making-of de la bande son d'Henri Texier